Questions/Réponses

Questions/Réponses :

_ Pourquoi une telle décision, financièrement ça ne parait pas très raisonnable ?

En fait, durant cette retraite (voir cette vidéo où je raconte ça un peu plus en détails), j’ai vraiment senti au fond de moi que c’était profondément juste de me consacrer à la mise en œuvre de cette vision de « vague d’amour », et que si je voulais la mener à bien il faudrait y consacrer du temps… et pour cela qu’il faudrait faire de la place dans ma vie. Je n’allais pas renoncer au projet Binettes et Cie, ni à ma famille bien sur… alors il restait cette activité d’entretiens de jardins, lucrative et intéressante pour les liens avec les personnes, mais pas essentielle pour moi.

Quelques temps après la retraite, je me suis trouvé dans un bar face à une télé qui annonçait l’élection de Trump. Après un moment de peur, j’ai senti une très grande paix intérieure et à nouveau l’intuition de cette « immense vague d’amour », de sa nécessité pour notre temps et d’avoir un rôle à jouer de mise en lien de tous ces « passeurs d’amour » que nous sommes !

_ Oui, mais là tu ne réponds qu’en partie à la question !

C’est vrai, mais c’est pour exprimer que ça me parait vraiment prioritaire de me consacrer à ça plus qu’à faire une activité simplement parce qu’elle me rapporte des sous. Quelqu’un me disait récemment : « nous sommes dans « l’ère du verseau », c’est le temps pour devenir ce que l’on est ! » Je ne sais pas vous, mais j’ai l’impression de sentir ça aussi.

_ Et, tu n’as pas eu peur de prendre cette décision ?

Ben… si un peu, mais tant que j’avais mon contrat aidé avec Binettes, ça allait à peu près, ensuite ce sera franchement trop juste… Mais j’ai senti une grande confiance intérieure que je trouverais les moyens de « vivre » tout en me consacrant à cette mission.

Cette décision de stopper une partie de mes activités et de lancer cet appel m’a demandé beaucoup de confiance et de lâcher prise. Heureusement, j’ai eu le soutien de mon accompagnatrice spirituelle. Ça demande du courage d’écouter son cœur!

Je me suis aussi souvenu d’un moment de ma vie où je souhaitais être bénévole à la communauté du Béal (foyer de vie avec des personnes ayant un handicap mental, avec une dimension communautaire dans la Drôme où j’ai vécu 2 ans)… mais qu’il m’avait été proposé un poste salarié, tout en étant nourri et logé. Je m’étais amusé à faire des dons à différentes associations, ne gardant que ce dont j’avais besoin (à l’époque j’étais un jeune célibataire sans enfant !!), c’était un mouvement très joyeux où je sentais : « peut-être aurai-je un jour aussi besoin d’argent pour des projets, aujourd’hui j’en donne, et ce jour-là j’en recevrais certainement ! »

Enfin, une parole de Jésus me touche et m’inspire particulièrement, et j’essaie de la vivre pleinement : « Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” […] Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »1

_Et au fait, si ça ne « marche pas », que tu n’obtiens pas la somme ?

Hum… et bien nous verrons ! Je fais confiance à la vie. S’il le faut vraiment, je chercherais une activité lucrative, je reprendrais les entretiens de jardins,… Ca freinera les projets mais c’est la vie. Je fais un pari un peu fou mais la vie dure trop peu pour ne pas faire quelques trucs fous non ? Peut-être aussi que d’autres surprises arriveront ! J’ai souvent fait l’expérience que lorsqu’on fait un vrai choix basé sur une écoute intérieure profonde, les choses se mettent en place d’elle-même.

Je proposerai aussi un « parcours de vie intérieure » (voir www.paixforceetjoie.fr ) en automne et un autre en hiver, les participants pourront aussi contribuer à tout ça s’ils le souhaitent et ça complétera peut être le cas échéant. A l’inverse, si les dons dépassent la limite des besoins cités ci-dessus, les fonds seront utilisés pour le futur site internet du projet “vague d’amour”. Par contre, l’organisation et l’animation de ces parcours me demandent beaucoup de temps, pendant lequel le projet « vague d’amour » avancera moins.

Je choisis de vivre en « pleine confiance ». Inch Allah !

_Et… 500€/mois pendant 6 mois, soit 3 000€. Pourquoi cette somme et cette durée ?

Avec le chômage de 500€/mois, des aides de la CAF et le petit revenu de ma compagne, c’est ce qui me parait satisfaisant pour répondre à nos besoins familiaux en vivant simplement mais sans trop se restreindre non plus.

Et en 6 mois… mon intuition est que le projet « vague d’amour » pourrait avoir déjà pris une belle tournure, voire son autonomie… Après… on verra, si cela prend davantage de temps, j’ai confiance que d’autres projets naîtront, ou qu’il sera temps de reprendre les entretiens de jardins au printemps ? Inch Allah aussi !

Ces 6 mois sont estimés « à la louche », et d’ailleurs ils s’étaleront un peu au delà car la naissance de notre 2e enfant est prévue autour de la mi-décembre, donc il y aura un ralentissement certain pendant quelques semaines… En fait, je sentais la nécessité de fixer une limite et une transparence aux dons. Et je précise qu’en cas de surplus, ou si le projet se réalisait plus vite que prévu, ceux-ci serviront à financer le futur site internet.

_ Mais, le projet “vague d’amour” va-t-il demander beaucoup de boulot en permanence pendant ces 6 mois?

Pas en continu: à certains moments il y aura des accélérations, et à d’autres ce sera du temps d’attente et de maturation. Pendant ce temps, ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas du genre à me “tourner les pouces”: je m’investirais davantage dans le projet Binettes et Cie qui nécessite beaucoup d’énergie et de temps à l’étape où il en est.

_Et… tu ne te sens pas coupable de ne pas chercher un vrai travail et d’imaginer profiter du chômage ?

Heu… non pas du tout car je me consacre à des projets qui ont beaucoup de sens. La société peine actuellement à reconnaître leur valeur et leur nécessité, mais honnêtement, cela ne participe-t-il pas à rendre le monde meilleur, tout autant qu’entretenir un jardin ? Et n’est-ce pas l’unique but que devrait avoir un travail (en plus de l’épanouissement de soi par l’utilisation de ses dons) ??

_Et tu ne crains pas d’abuser de la gentillesse d’autrui ? Tu ne viens pas déjà de faire une campagne de financement participatif pour Binettes et Compagnie ??

Hum… si, si… c’est aussi pour ça que cet appel est un peu fou… Mais pour Binettes et Compagnie c’était pour financer une cuisine associative, ici il s’agit de soutenir aussi la germination du projet/rêve « vague d’amour »… Je ne sais pas comment je me débrouille mais je me retrouve souvent dans des projets qui ont profondément du sens tout en étant fort peu rentables… Je gage qu’un jour (prochain?), nous connaîtrons un monde où nos revenus ne dépendront pas directement du type d’activité que nous pratiquons : nous mettrons notre énergie en rendant service là où nous nous épanouissons le plus, et nos besoins seront assurés quelle que soit la nature du service.

Après, je propose aux personnes de ne donner vraiment que si elles sentent en elles que c’est juste et que cela les rend enthousiastes de contribuer à ces projets. Thomas d’Ansembourg nous dit « Cessez d’être gentils, soyez vrais », et je dirais : « ne donnez pas par gentillesse, donnez en vérité avec vous-même ».

Faites ce qui est juste pour vous et c’est ok pour moi quoiqu’il en soit !

_ Bon ben… tu nous tiens au courant ?

Bien sur ! Et même si vous ne souhaitez/pouvez pas participer au financement, je peux vous tenir au courant si vous me le demandez, par un mail mensuel qui racontera ces aventures ! S’il y a des questions, je pourrais y intégrer un « question/réponses ».

_Un dernier mot ? Oui, plein d’amour à toutes/tous !!!

1 Évangile de Matthieu, chapitre 6, versets 31 à 33